La grande popularité du théâtre...

En assistant à l'excellent spectacle d'Omar Porras "les Fourberies de Scapin", en partageant avec la salle comble la même jubilation, il m'est revenu cette remarque à la radio d'Olivier Py qui affirmait que chaque semaine, il y avait sans doute plus de monde dans les théâtres que dans les stades de football. Omar Porras est sur la ligne de front d'un théâtre moderne inspiré de Giorgio Strehler avec le merveilleux "Arlequin, serviteur de deux maîtres". Il a également travaillé avec Ariane Mnouchkine. Dans cette façon de travailler, aussi rigide soit-elle, les tâtonnements des acteurs sous forme d'improvisation sont une façon essentielle de travailler. Dans le cas des "Fourberies de Scapin", les acteurs ont commencé les répétitions en connaissant le texte de la pièce dans son entier. Ils ont travaillé de manière relativement libre pendant quelques semaines en improvisant et en intervertissant les rôles. Le lieu -un bar- s'est imposé peu à peu. Ils répétaient avec un masque de façon à trouver le physique du personnage. Au fur et à mesure que les rôles étaient attribués, que les enveloppes corporelles des personnages prenaient naissance, ils ont posé le masque. Ensuite, ils ont "sédimenté" les jeux de groupe et la mise en scène.
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